Le projet de loi de finances pour 2027 a été transmis à l'Assemblée nationale à la suite du Conseil des ministres du 7 octobre 2026. Gérard Gbénonchi et Orden Alladatin ont débattu de ce texte le 25 octobre 2026 lors de l'émission Grand Angle sur la SRTB. Gérard Gbénonchi, président de la Commission des finances, a déclaré : « Nous ne sommes pas dans la logique de nous opposer systématiquement au projet de budget », ajoutant que « les ressources n’étant pas élastiques, il faut faire des arbitrages » et précisant : « Zéro création d’impôt, zéro augmentation des taux d’impôt. » Enfin, il a affirmé : « Le gros lot, c’est au niveau des commissions que le travail du contrôle de l’action du gouvernement se fait. »
Orden Alladatin, président de la Commission des lois, a rappelé : « Le député n’est pas un juge et n’est pas en lui-même un auditeur. » Il a ajouté : « Nous avons signé une convention de partenariat » et conclu : « Il faut que les chiffres ne soient plus que des chiffres, mais que des réalisations impactent durablement la vie des citoyens. »
Une hausse budgétaire significative
Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit un budget de l'État équilibré en ressources et en charges à 4 757,029 milliards de FCFA. Ce montant global affiche une progression par rapport aux prévisions budgétaires antérieures. La loi de finances rectificative pour 2026 s'établissait en effet à 4 148,357 milliards de FCFA. Cette évolution des comptes publics pour l'exercice 2027 représente une hausse de 14,7 % par rapport au budget de la loi de finances rectificative de l'année 2026. Ces chiffres constituent la base des travaux parlementaires en cours au Bénin pour l'examen des priorités financières du gouvernement.
Priorités sociales et contraintes financières
Dépenses à caractère social occupent une place centrale dans la planification financière pour l'exercice 2027. Le projet de loi de finances consacre une enveloppe spécifique de 1 597,533 milliards de FCFA à ces interventions. Ces fonds destinés aux secteurs sociaux visent à soutenir les populations béninoises dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires persistantes. Les parlementaires doivent désormais examiner la répartition détaillée de cette somme lors de l'étude en commission. Cette allocation financière reflète la volonté du gouvernement de maintenir un équilibre entre le financement des grands projets d'infrastructure et la prise en charge des besoins immédiats des citoyens. L'affectation de ce montant constitue un point de passage obligé des débats législatifs actuels au sein de l'Assemblée nationale, avant le vote final sur l'ensemble du budget.