Le Bénin engage une réforme majeure de son code de la route

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L'Assemblée nationale du Bénin a officiellement ouvert sa deuxième session ordinaire de l'année 2026 le 21 octobre 2026. Au cœur de l'agenda parlementaire, les élus entament l'examen approfondi d'une réforme majeure du code de la route. Ce projet législatif d'envergure vise à moderniser une législation actuelle qui date de 1956. Cette mise à jour du cadre juridique intervient alors que le bilan humain demeure particulièrement lourd sur l'ensemble du réseau routier national. Selon les données officielles, environ 3 200 personnes perdent la vie chaque année au Bénin dans des accidents de la circulation. Les autorités nationales, par l'introduction de ce nouveau texte, visent à adapter les règles de conduite aux réalités contemporaines du pays afin de réduire significativement ces statistiques de mortalité. Les discussions parlementaires, entamées lors de cette session, se poursuivent activement afin d'aboutir à l'adoption d'un cadre juridique actualisé et conforme aux enjeux de sécurité routière actuels.

Préparation législative à Grand-Popo

En amont de ces travaux, des députés ont participé à un séminaire technique consacré au nouveau code de la route le 20 octobre 2026 à Grand-Popo, plus précisément dans la localité d'Agoué. Cette rencontre préparatoire visait à outiller les parlementaires avant l'examen formel du projet de loi destiné à remplacer la législation en vigueur depuis 1956. Les discussions ont porté sur les dispositions techniques intégrées à cette réforme, qui incluent des mesures de sécurité essentielles. Parmi celles-ci, le projet de loi prévoit l'obligation du port du casque pour les usagers de deux-roues et le port obligatoire de la ceinture de sécurité pour les automobilistes. Le texte prévoit également la fixation de taux limites d'alcoolémie au volant, une nouveauté visant à mieux encadrer la conduite sous influence, ainsi qu'un renforcement des sanctions pour les diverses infractions routières.

Louis Dèhoumon Koukpémédji, député, a souligné la nécessité de trouver une mesure adaptée lors des débats sur le durcissement des peines : « Il faut un subtil équilibre entre la rigueur de la loi et la juste proportionnalité des sanctions. » Les échanges approfondis tenus à Agoué ont permis aux parlementaires d'analyser l'impact concret de ces nouvelles contraintes sur les comportements des usagers. Ce travail de réflexion est clé alors que les autorités cherchent par tous les moyens à endiguer la mortalité sur le réseau routier national. Les propositions débattues lors de ce séminaire spécialisé alimentent désormais les travaux de la deuxième session ordinaire de l'Assemblée nationale, ouverte le 21 octobre 2026. L'objectif final reste l'amélioration durable de la sécurité sur les routes béninoises par une refonte complète des règles de circulation, une étape jugée indispensable par les législateurs pour moderniser le système actuel et protéger la vie des citoyens.