Le Port autonome de Cotonou conserve des représentations permanentes au Niger et au Burkina Faso. Ces antennes assurent un accompagnement direct aux opérateurs économiques utilisant ses infrastructures portuaires au Bénin. Par ce dispositif, le Port autonome de Cotonou facilite les opérations de transit international pour les entreprises basées dans ces deux pays. Cette présence physique sur le terrain vise à simplifier les procédures logistiques et à renforcer les échanges commerciaux. Les équipes sur place répondent aux besoins spécifiques des acteurs du secteur pour optimiser le passage des marchandises vers leurs destinations finales.
Cadre juridique du droit maritime
L'article 125 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer accorde aux États sans littoral un droit d'accès à la mer et depuis la mer. Ce texte juridique garantit la liberté de passage pour les pays enclavés, leur permettant d'utiliser les infrastructures maritimes internationales pour leurs échanges commerciaux.
L'article 127 de la même Convention de la mer précise les conditions financières applicables à ces flux. Il exclut les droits de douane et les taxes sur le trafic en transit. Cette disposition autorise uniquement la perception de frais liés aux services spécifiques rendus lors des opérations de manutention ou de stockage. Le cadre normatif international protège ainsi le transit des marchandises contre les prélèvements fiscaux indus. Ces règles assurent une conformité des pratiques logistiques du Port autonome de Cotonou avec les engagements multilatéraux relatifs au droit maritime.
Liberté de transit et commerce
L'article V de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) de 1994 établit le principe de la liberté de transit entre les territoires. Ce texte prohibe les retards injustifiés ainsi que toute restriction entravant le mouvement des marchandises à travers les frontières. Les dispositions visent à garantir que les flux de transit ne subissent pas d'entraves administratives disproportionnées lors de leur passage par des États tiers.
L'article 11 de l'Accord sur la facilitation des échanges de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) complète ce dispositif juridique. Ce volet normatif impose l'élimination des formalités non justifiées et des restrictions déguisées pesant sur le transit international. Les États membres sont tenus de simplifier les procédures aux points de passage afin d'éviter que des exigences bureaucratiques ne se transforment en obstacles au commerce.
L'article XXI du GATT de 1994 prévoit toutefois des exceptions aux règles relatives à la liberté de transit. Ces dérogations sont autorisées en cas de préoccupations de sécurité nationale survenant lors de périodes de guerre ou de grave tension internationale. Les pays signataires conservent la faculté de restreindre le passage de certaines marchandises lorsque leur intégrité ou leur sécurité est directement menacée par un conflit ou une situation de crise majeure.