Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a requis une peine de cinq ans d'emprisonnement contre le commissaire de police Landry Bignon Delcoz Kindjanhoundé le 26 octobre 2026. Cette demande de condamnation, formulée lors de l'audience devant la juridiction béninoise, est assortie d'une amende d'un million de francs CFA à l'encontre de l'officier. Les magistrats de la CRIET, basée à Cotonou, doivent désormais délibérer sur ces réquisitions judiciaires visant Landry Bignon Delcoz Kindjanhoundé dans le cadre du procès en cours. Aucun autre élément n'a été communiqué par l'institution concernant les charges précises pesant sur le commissaire de police lors de cette audience tenue ce jour. Le procureur spécial, en présentant ses réquisitions, a souligné la gravité des faits reprochés à l'officier devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Cette étape de la procédure judiciaire, qui s'est déroulée le 26 octobre 2026, marque un tournant dans le dossier visant Landry Bignon Delcoz Kindjanhoundé.
Les accusations portées contre lui
Le ministère public reproche au commissaire Landry Bignon Delcoz Kindjanhoundé d'avoir diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux le 8 décembre 2025. Cette séquence vidéo montrait l'officier en tenue officielle de service. Cette publication est intervenue au lendemain d'une tentative de coup d'État manquée à Cotonou. Le système judiciaire considère cet acte comme un manquement aux obligations professionnelles et aux règles de conduite régissant le port de l'uniforme.
Les chefs d'accusation retenus par l'accusation englobent plusieurs infractions graves. Le procureur poursuit l'officier pour appel à la rébellion, apologie de crimes contre la sûreté de l'État et détention illégale d'arme à feu. Ces qualifications pénales forment le cœur du dossier présenté devant la juridiction spéciale. L'accusation soutient que la teneur des propos tenus par le commissaire Landry Bignon Delcoz Kindjanhoundé dans la vidéo diffusée le 8 décembre 2025 contrevient directement aux lois en vigueur, justifiant ainsi les poursuites engagées pour atteinte à la sûreté de l'État.
Julien Togbadja, avocat de la défense, a contesté le caractère délictueux de cette vidéo lors des débats. Il a plaidé que « le commissaire souffre d'un traumatisme sévère lié à son déploiement sur les lignes de front de la lutte antiterroriste dans le nord du pays, expliquant que la vidéo se voulait un hommage aux soldats tombés au combat ». Selon l'avocat, cet état psychologique explique le comportement de son client au moment de la mise en ligne du contenu incriminé. Julien Togbadja a ainsi tenté d'apporter un éclairage sur le contexte personnel de l'officier pour réfuter les intentions malveillantes prêtées par le ministère public.
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a fixé la date du délibéré final. Le verdict sera rendu par les magistrats le 14 décembre 2026. Cette décision, attendue par les différentes parties au procès, clôturera les débats judiciaires entamés devant cette juridiction spéciale. Le 14 décembre 2026, la Cour statuera sur la culpabilité du commissaire Landry Bignon Delcoz Kindjanhoundé concernant les accusations d'appel à la rébellion, d'apologie de crimes contre la sûreté de l'État et de détention illégale d'arme à feu.